• Accueil
  • /
  • Adapter sa stratégie de recrutement aux générations Y et Z

Adapter sa stratégie de recrutement aux générations Y et Z

01/07/26

Recruter les générations Y et Z

Par Linking Talents

Entreprise

Le recrutement

Panorama

Les générations Y et Z occupent désormais une place centrale dans les recrutements. Pourtant, elles continuent souvent d'être présentées à travers des raccourcis : les millennials seraient en quête permanente de sens, tandis que la génération Z refuserait les contraintes du monde du travail traditionnel. La réalité est naturellement plus nuancée.

Pour les entreprises, l'enjeu n'est pas tant de dresser un portrait caricatural de ces générations que de comprendre comment leur rapport au travail a été façonné par leur époque. Car c'est bien ce contexte qui explique une partie de leurs attentes actuelles en matière d'emploi, de management et d'évolution professionnelle.


Des générations façonnées par un environnement inédit

La génération Y, souvent appelée « Millennials », regroupe généralement les personnes nées entre le début des années 1980 et le milieu des années 1990. La génération Z lui succède et rassemble les actifs nés à partir de la fin des années 1990.

Ces deux générations ont grandi dans un monde marqué par des transformations profondes. Elles ont connu la démocratisation d’Internet, l’explosion des réseaux sociaux, la généralisation du smartphone et l’accès quasi immédiat à l’information. Leur entrée sur le marché du travail s’est également déroulée dans un contexte marqué par plusieurs crises économiques, sanitaires et géopolitiques qui ont contribué à modifier leur perception de l’emploi et de la carrière.

Contrairement aux générations précédentes, elles ont évolué dans un environnement où les changements technologiques sont permanents et où les métiers eux-mêmes se transforment rapidement. Cette réalité les conduit naturellement à accorder une importance particulière à l’employabilité, à la formation continue et à l’adaptabilité.

Une relation à l'emploi plus mobile

L’un des phénomènes les plus marquants concerne leur rapport à la mobilité professionnelle. Là où les générations précédentes envisageaient souvent une carrière construite sur le long terme au sein d’une même entreprise, les générations Y et Z adoptent une approche plus flexible.

Selon le baromètre CVwizard 2025, 68 % des membres de la génération Z et 65 % des millennials déclarent envisager de changer d’emploi dans l’année à venir, contre 45 % pour la génération X et seulement 15 % pour les baby-boomers. (Source : CVwizard, 2025).

Cette donnée ne traduit pas nécessairement un manque de fidélité à l’entreprise. Elle reflète davantage une volonté de faire évoluer régulièrement ses compétences, de saisir de nouvelles opportunités ou encore de trouver un environnement davantage en phase avec ses attentes.

Les recruteurs constatent d’ailleurs que les candidats les plus jeunes n’hésitent plus à interroger directement les perspectives d’évolution dès les premiers échanges. Les possibilités de progression sont souvent perçues comme un critère aussi important que le contenu du poste lui-même.

La fin du modèle de carrière linéaire

Cette évolution s’accompagne d’une remise en question du modèle de carrière traditionnel. Les générations Y et Z ne conçoivent plus forcément leur parcours comme une succession d’échelons gravis au sein d’une même organisation.

Les changements d’entreprise, les mobilités sectorielles ou encore les reconversions professionnelles sont désormais perçus comme des étapes normales d’une carrière. Cette tendance est renforcée par la visibilité offerte par les plateformes professionnelles, qui exposent en permanence de nouvelles opportunités.

Pour les employeurs, cette transformation implique une adaptation des stratégies de recrutement mais aussi de fidélisation. Attirer un talent ne suffit plus : il faut également lui offrir des perspectives d’évolution, un environnement stimulant et la possibilité de développer régulièrement ses compétences.

Au-delà des différences générationnelles, une évolution globale du rapport au travail

Il serait toutefois réducteur de considérer que ces attentes concernent uniquement les générations Y et Z. En réalité, nombre de leurs aspirations se diffusent progressivement à l’ensemble du marché du travail.

La recherche d’un meilleur équilibre de vie, l’importance accordée au développement des compétences ou encore le besoin de transparence dans la relation employeur-collaborateur concernent aujourd’hui une population bien plus large que les seuls jeunes actifs.

Les générations Y et Z n’ont pas inventé ces attentes. Elles les expriment simplement avec davantage de liberté et contribuent à accélérer des transformations déjà à l’œuvre dans les entreprises.

Pour les recruteurs, comprendre ces évolutions est devenu indispensable. Non pas pour adapter leurs pratiques à une génération en particulier, mais pour répondre aux nouvelles attentes qui redessinent progressivement les règles du marché de l’emploi.

Les attentes des nouvelles générations au travail

Lorsqu’on interroge les recruteurs sur les attentes des générations Y et Z, les réponses tournent souvent autour du télétravail, du besoin de sens ou encore de la recherche d’équilibre. Pourtant, les études récentes montrent une réalité plus nuancée.

Ces nouvelles générations n’ont pas révolutionné les fondamentaux de la relation au travail. Comme leurs aînés, elles souhaitent être correctement rémunérées, évoluer dans leur carrière et travailler dans de bonnes conditions. En revanche, elles accordent davantage d’importance à certains critères qui influencent désormais fortement leurs choix professionnels.

Pour les entreprises, comprendre ces attentes est devenu un enjeu majeur afin d’attirer les meilleurs talents, mais aussi de les fidéliser dans la durée.

Le salaire reste un critère décisif

Contrairement à une idée parfois répandue, les générations Y et Z ne placent pas systématiquement le sens ou l’équilibre de vie devant la rémunération. Le salaire demeure l’un des premiers critères de choix d’un emploi, comme le soulignait notre Grand Baromètre Linking Talents. Dans un contexte marqué par l’inflation, les tensions sur le pouvoir d’achat et la hausse du coût du logement dans certaines régions, la rémunération reste un facteur essentiel d’attractivité.

Les Consultants en Recrutement constatent d’ailleurs que les questions liées au package salarial interviennent souvent très tôt dans les échanges avec les candidats. La transparence sur ce sujet devient progressivement une attente forte, au-delà des obligations de transparence salariale qui se mettent en place en 2026.

Les entreprises qui continuent à publier des offres sans fourchette de rémunération ou qui repoussent systématiquement les discussions salariales à la fin du processus prennent désormais le risque de perdre une partie des candidats qui attachent de l’importance à la transparence.

Cette évolution ne signifie pas que le salaire est devenu le seul critère. Il s’inscrit désormais dans une réflexion plus globale sur la qualité de l’expérience collaborateur.

L'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle devient incontournable

S’il existe un sujet sur lequel les générations Y et Z se distinguent réellement, c’est celui de l’équilibre de vie.

Selon une étude relayée par Culture RH en 2026, 60 % des membres de la génération Z considèrent l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle comme un critère prioritaire dans le choix d’un emploi. Plus révélateur encore, 52 % d’entre eux déclarent être prêts à accepter une rémunération inférieure en échange d’un travail jugé plus épanouissant.

Cette tendance ne traduit pas un manque d’engagement. Elle reflète plutôt une redéfinition de la place du travail dans la vie personnelle. Là où certaines générations précédentes pouvaient accepter des sacrifices importants au nom de la carrière, les plus jeunes cherchent davantage à construire un équilibre durable.

Cette évolution se retrouve dans plusieurs attentes concrètes :

  • Une plus grande flexibilité dans l’organisation du travail
  • Des horaires compatibles avec la vie personnelle
  • Une attention portée à la santé mentale
  • Un management respectueux de l’équilibre individuel

Les entreprises qui parviennent à répondre à ces attentes disposent aujourd’hui d’un avantage concurrentiel significatif sur le marché du recrutement.

La quête de sens s'installe durablement dans les critères de choix

Au-delà des conditions de travail, les générations Y et Z accordent une importance croissante à la finalité de leur activité professionnelle.

Selon l’Observatoire Sociétal des Entreprises réalisé par Ipsos, 74 % des jeunes actifs souhaitent travailler pour une organisation dont les valeurs sont alignées avec les leurs. Dans le même temps, 70 % considèrent qu’il est important d’exercer un métier utile à la société.

Cette recherche de sens ne concerne pas uniquement les entreprises engagées dans des démarches environnementales ou sociétales. Elle touche l’ensemble des secteurs d’activité.

Les candidats cherchent à comprendre :

  • La contribution de leur entreprise
  • Son impact sur ses clients ou son environnement
  • Sa culture managériale
  • Sa vision à long terme

Pour les recruteurs, cela implique de dépasser la simple description du poste. Les candidats souhaitent désormais comprendre pourquoi leur futur travail est important et comment il s’inscrit dans un projet plus large.

Des attentes qui redessinent la proposition de valeur employeur

L’une des principales erreurs consiste à opposer rémunération, équilibre de vie et quête de sens. Dans les faits, les générations Y et Z recherchent un équilibre entre ces différents critères.

Un salaire compétitif reste nécessaire. Mais il ne suffit plus toujours à convaincre un candidat d’accepter une proposition. À l’inverse, une entreprise dotée d’une forte culture ou d’un projet porteur de sens ne pourra pas durablement compenser une rémunération décorrélée du marché.

Les employeurs les plus attractifs sont souvent ceux qui parviennent à construire une proposition de valeur globale : rémunération cohérente, perspectives d’évolution, qualité de vie au travail, management de proximité et projet d’entreprise lisible.

Pour les recruteurs, cette évolution marque un changement important. Il est devenu important de proposer un environnement professionnel capable de répondre à des attentes de plus en plus diversifiées. Et c’est précisément sur ce terrain que se joue désormais une grande partie de la compétition entre employeurs.

Télétravail : ce que veulent vraiment les générations Y et Z

Depuis la généralisation du télétravail à partir de 2020, une idée s’est progressivement installée dans de nombreuses entreprises : les générations Y et Z souhaiteraient travailler exclusivement à distance. Cette perception influence parfois les stratégies de recrutement, certaines organisations craignant de ne plus pouvoir attirer de jeunes talents si elles ne proposent pas plusieurs jours de télétravail par semaine.

Pourtant, les études récentes dessinent un tableau beaucoup plus nuancé. Les jeunes générations ne rejettent pas le présentiel. Elles recherchent avant tout davantage de flexibilité dans l’organisation de leur travail, mais pas nécessairement une modalité exclusivement en « full remote » (100% télétravail).

Le mythe du "tout télétravail"

Les chiffres publiés par Gallup en 2025 montrent que seuls 23 % des membres de la génération Z souhaitent exercer leur activité à 100 % à distance.

À l’inverse, 71 % privilégient un modèle hybride, alternant présence au bureau et travail à domicile. Cette préférence est également très présente chez les millennials.

Ces résultats viennent bousculer certaines idées reçues. Contrairement à ce que l’on entend parfois, la majorité des jeunes actifs ne cherche pas à supprimer totalement les interactions physiques avec leurs collègues ou leur entreprise. Ils souhaitent davantage choisir quand et comment ils travaillent, tout en conservant des moments d’échange, de collaboration et d’apprentissage.

Cette nuance est importante pour les recruteurs. L’attractivité d’une entreprise ne repose pas nécessairement sur un modèle 100 % télétravail, mais sur sa capacité à offrir un cadre de travail suffisamment souple pour répondre aux attentes des collaborateurs.

Le bureau conserve un rôle essentiel dans l'intégration et l'apprentissage

Si les générations Y et Z apprécient la flexibilité offerte par le télétravail, elles sont également conscientes des limites du travail entièrement à distance.

Pour les jeunes diplômés ou les profils en début de carrière, le bureau reste un lieu privilégié d’apprentissage. Les échanges informels, l’observation des collègues plus expérimentés et les interactions spontanées jouent encore un rôle important dans l’acquisition des compétences professionnelles.

De nombreux managers constatent d’ailleurs que l’intégration des nouveaux collaborateurs est souvent plus fluide lorsque des temps de présence collective sont prévus. La transmission des savoirs, l’accompagnement managérial ou encore le développement du sentiment d’appartenance demeurent plus naturels dans un environnement où les équipes se rencontrent régulièrement.

Loin de rejeter le bureau, les jeunes générations semblent donc davantage rechercher un équilibre entre autonomie et accompagnement.

La flexibilité devient un marqueur de confiance

Plus qu’une question de lieu de travail, le débat autour du télétravail révèle une évolution plus profonde des attentes des salariés. Les générations Y et Z accordent une importance croissante à la confiance accordée par leur employeur. La possibilité d’organiser son temps, de gérer certaines contraintes personnelles ou d’adapter ponctuellement son rythme de travail est souvent perçue comme un signe de maturité managériale.

Pour beaucoup de candidats, la flexibilité constitue désormais un indicateur de la culture d’entreprise. Une organisation qui laisse une marge d’autonomie à ses collaborateurs envoie un message positif sur son mode de management, sa capacité d’adaptation et sa confiance envers ses équipes. À l’inverse, des politiques très rigides peuvent parfois être interprétées comme le symptôme d’un management excessivement contrôlant.

Le télétravail influence désormais les décisions de carrière

L’importance prise par ces nouvelles formes d’organisation se traduit également dans les comportements de mobilité professionnelle. Selon Gallup, 41 % des millennials envisageraient de quitter leur entreprise si les possibilités de télétravail venaient à disparaître totalement.

Cette donnée illustre à quel point les habitudes de travail ont évolué depuis quelques années. Le télétravail n’est plus considéré comme un avantage exceptionnel mais comme une composante normale de l’organisation du travail dans de nombreux secteurs.

Pour autant, les entreprises n’ont pas nécessairement besoin de proposer un fonctionnement identique à celui de leurs concurrents. Les candidats acceptent généralement des modèles variés, à condition que les règles soient clairement définies et cohérentes avec les besoins du poste.

Ce que doivent retenir les recruteurs

Le principal enseignement est sans doute le suivant : les générations Y et Z veulent travailler et ne réclament pas massivement le télétravail intégral. En revanche, elles recherchent de la souplesse, de l’autonomie et une organisation adaptée à leurs missions.

Pour les recruteurs, l’enjeu consiste moins à multiplier les jours de télétravail qu’à être capables d’expliquer clairement leur politique d’organisation du travail. Les candidats souhaitent savoir comment les équipes collaborent, comment elles sont accompagnées et quelle place est accordée à la flexibilité.

Les entreprises qui parviennent à articuler efficacement présentiel, télétravail et management de proximité disposent aujourd’hui d’un avantage réel pour attirer les nouvelles générations de talents.

Vos questions sur les attentes et les différences des générations au travail

Vos questions sur les attentes et les différences des générations au travail

La génération X : des caractéristiques au travail de quelle nature ?

La génération X, née approximativement entre 1965 et 1980, a construit sa carrière dans un contexte marqué par une relative stabilité de l’emploi et une forte valorisation de l’expertise. Parmi les principales caractéristiques de la génération X au travail, on retrouve l’autonomie, le sens des responsabilités et une forte capacité d’adaptation.

Souvent positionnés aujourd’hui sur des postes de management ou d’expertise, ces professionnels apprécient généralement la confiance accordée par leur employeur et la reconnaissance de leurs compétences. Ils constituent également un maillon essentiel dans la transmission des savoirs aux générations plus jeunes.

Pourquoi la génération Y est malheureuse au travail, d’après certaines études ?

Cette affirmation repose sur plusieurs études ayant mis en évidence un niveau d’exigence élevé de la génération Y vis-à-vis de son environnement professionnel.

Les Millennials au travail recherchent souvent davantage de sens, de reconnaissance et d’évolution que les générations précédentes. Lorsqu’ils ne trouvent pas ces éléments dans leur entreprise, ils peuvent exprimer plus facilement leur insatisfaction ou envisager une mobilité professionnelle.

Cela ne signifie pas que la génération Y est plus malheureuse au travail, mais plutôt qu’elle est plus encline à remettre en question un environnement qui ne répond plus à ses attentes.

Quels sont les rapports entre la génération Z et le monde du travail ?

Les attentes de la génération Z au travail s’articulent autour de plusieurs dimensions : une rémunération cohérente, des perspectives d’évolution, un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et un environnement de travail stimulant.

Contrairement à certaines idées reçues, les jeunes actifs ne recherchent pas uniquement le télétravail ou la flexibilité. Ils souhaitent également développer leurs compétences, bénéficier d’un management de proximité et comprendre l’impact de leur travail au sein de l’entreprise.

La transparence, l’authenticité et les opportunités d’apprentissage figurent parmi les critères les plus importants dans leurs choix professionnels.

Pourquoi « la génération Z ne veut pas travailler » ?

L’idée selon laquelle la génération Z ne voudrait pas travailler est largement exagérée et ne repose pas sur les données disponibles. Les jeunes actifs continuent d’accorder une grande importance à leur carrière, à leur rémunération et à leur évolution professionnelle. En revanche, ils remettent davantage en question certains modèles de management ou certaines organisations du travail qu’ils jugent peu compatibles avec leurs attentes.

La génération Z ne rejette pas le travail. Elle cherche davantage à l’intégrer dans un équilibre de vie plus global et à exercer une activité qui lui paraît utile, stimulante et porteuse de perspectives.

Comment travailler avec la génération Z de manière efficace ?

Travailler avec la génération Z nécessite avant tout de privilégier une communication claire et régulière. Ces collaborateurs apprécient les échanges fréquents, le feedback constructif et la visibilité sur leurs objectifs.

Ils sont également particulièrement sensibles aux possibilités de formation et d’évolution. Un manager qui accompagne activement leur montée en compétences aura généralement plus de facilité à les fidéliser.

Enfin, la confiance et l’autonomie jouent un rôle important. Comme les autres générations, la génération Z souhaite être responsabilisée et considérée comme un acteur à part entière de l’organisation.

La génération Alpha va-t-elle transformer le monde du travail ?

La génération Alpha regroupe les personnes nées à partir de 2010. Bien qu’elle soit encore largement absente du marché de l’emploi, elle suscite déjà de nombreuses interrogations.

Cette génération grandit dans un environnement où l’intelligence artificielle, les outils numériques et l’automatisation occupent une place centrale. Son arrivée dans les entreprises devrait accentuer certaines tendances déjà observées chez les générations Y et Z : personnalisation des parcours, apprentissage continu et maîtrise des technologies.

Il reste toutefois difficile de prédire précisément les attentes de la génération Alpha au travail, car celles-ci dépendront également du contexte économique et social dans lequel elle fera son entrée sur le marché de l’emploi.

Quelles sont les différentes générations au travail aujourd'hui ?

Les entreprises peuvent aujourd’hui rassembler les 5 générations au travail simultanément :

  • Les Baby-Boomers (nés entre 1946 et 1964)
  • La génération X (1965-1980)
  • La génération Y ou Millennials (1981-1996)
  • La génération Z (1997-2012)
  • La génération Alpha (à partir de 2010, encore peu présente dans les entreprises)

Compte tenu de la faible part de la génération Alpha sur le marché de l’emploi et d’une partie importante des Baby-boomers déjà à la retraite, on retrouve majoritairement les générations x, y et z au travail .

Cette coexistence constitue une richesse pour les organisations, mais elle nécessite également une attention particulière afin de favoriser la collaboration entre des collaborateurs ayant des expériences et des références différentes.

Le rapport au travail varie-t-il selon les générations ?

Oui, le rapport au travail selon les générations présente certaines différences. Les plus anciennes générations ont généralement évolué dans des environnements où la stabilité professionnelle était davantage valorisée.

Les générations Y et Z ont quant à elles grandi dans un contexte marqué par les évolutions technologiques rapides, la mondialisation et des changements économiques fréquents. Elles accordent souvent plus d’importance à l’équilibre de vie, à l’employabilité et à la qualité de l’expérience collaborateur. Cependant, il convient d’éviter les généralisations excessives. Les attentes individuelles restent souvent plus déterminantes que l’appartenance à une génération.

Comment gérer un conflit de génération au travail ?

Un conflit de génération au travail trouve souvent son origine dans des différences de communication, d’organisation ou de perception du travail.

La meilleure approche consiste à favoriser le dialogue et la compréhension mutuelle. Les entreprises qui développent le mentorat, le partage de compétences et les projets transverses parviennent généralement à réduire ces tensions. L’objectif n’est pas de faire disparaître les différences générationnelles, mais de les transformer en complémentarités au service de la performance collective.